Les giboulées. Phénomène météorologique arrivant à la fin de l’hiver quand l’atmosphère est instable. Ce nuage abondant, installé au-dessus de nos têtes, vient accompagner une fin de saison haletante que seule notre chère « Liguain » peut nous offrir. La bataille fait rage et les places sont chères. Entre un combat acharné pour visiter le continent européen la saison prochaine, un ventre-mou en quête d’abdominaux, et une arène pour garder sa place en Ligue 1, les 20 clubs de Ligue 1 s’engagent dans un sprint final capital. A noter que la rencontre de 21h entre Saint-Etienne et Marseille a été reporté. Alors, sortez vos parapluies, il va grêler sur l’HexaGoal pour ce samedi 2 avril.

L’ascenseur émotionnel

 

Gerard Lopez, entre magouilles et micmac. @GuillaumeBonnaud/SUD OUEST

A 9 journées de la fin du championnat, le sésame se rapproche pour certains et s’éloigne grandement pour d’autres. Et si c’est mathématiquement encore possible pour tous les clubs de se maintenir dans l’élite, les Girondins de Bordeaux font figure de favori pour descendre à l’étage inférieur.

Bordeaux se déplace chez le LOSC, ce samedi à 19h, dans l’espoir de ramener minimum un point et de revenir à hauteur de Metz, l’avant-dernier. Un match à revanche pour Gerard Lopez, qui est, depuis Juin 2021, le nouveau propriétaire des Girondins. Après avoir semé la zizanie à Lille et criblé de dettes le club, il est en mission pour « sauver » ce qu’il reste d’un des plus grands clubs du football français. Et que dire du bilan des Bordelais après 29 journées…. On ne voit pas très bien ce qui pourrait miraculeusement sauver ce groupe, déchiré entre ces supporters en colère permanente, cette direction absente et des affaires internes graves. Vladimir Petkovic remercié, c’est David Guion qui enfilera le costume de salvateur pour essayer de guider le navire bordelais vers cette 18ème place synonyme de barrage. La tâche s’annonce difficile, mais pas insurmontable pour cette rencontre à Pierre-Mauroy.

En effet, le LOSC se trouve dans une zone rouge depuis le début de la saison et entre maintenant dans une phase de renouvellement après un titre obtenu au nez et à la barbe des Parisiens. L’envie de départ de nombreux cadres pourrait gâcher une fin de saison à enjeu pour le LOSC, qui se trouve à 4 points du 4ème (Nice), et à deux points du 5ème (Strasbourg). Les hommes de Jocelyn Gourvennec sont maîtres de leur destin et peuvent accrocher une place européenne dans cette bataille acharnée. Mais il faudra pour cela, remotiver les troupes après une élimination attendue, mais cruelle contre Chelsea, tant Lille s’est battu corps et âme dans le combat.

Garder cet état d’esprit est le maître mot de l’entraîneur lillois pour ne pas se faire surprendre par un Bordeaux désarmé : « Quand on prépare un match on ne regarde pas le classement. C’est une équipe qui a de la qualité, ils l’avaient montré à l’aller. On avait souffert. Il avait fallu faire beaucoup d’effort pour revenir et l’emporter. Donc on s’attend à un match difficile. »

Les Lillois auront tout intérêt à enfoncer la tête de leurs adversaires pour s’offrir une fin de saison palpitante.

Un ticket pour deux places

Les deux meilleurs entraîneurs français. @OL.FR

Nice-Rennes, la salade niçoise contre le kouign amann, la meilleure défense contre la meilleure attaque, le duel entre deux des meilleurs entraîneurs français en activité. Ce samedi à 17h à l’Allianz Rivera, se jouera un match déjà décisif pour rêver à une place en Ligue des Champions.

Forts de 5 victoires consécutives en Ligue 1, les Rennais se déplacent en confiance sur les terres niçoises. Après un succès avec cinq buts d’écarts contre le FC Metz, les hommes de Génésio sont en passe de produire leur meilleure saison depuis 3 ans et une troisième place qui n’avait pas aboutie à une qualification en Champions League. Si les intentions des joueurs rennais restent les mêmes, il faudra être vigilant face à un bloc niçois compact et capable d’absorber les coups pour mieux relancer en contre. Sans Jeremy Doku, Sulemana, ou encore Badé, Rennes pourra quand même compter sur son entrejeu, maître en la matière pour redoubler de combinaisons et toucher rapidement le 9 et demi qu’est devenu le magnifique Benjamin Bourigeaud. En recherche de son premier double-double sur une saison (6 buts et 10 passes décisives), il est le facilitateur de la formation Rennaise dans un océan de solutions offert par Bruno Génésio. En perpétuelle recherche de mouvements, les ailiers rennais sont les vulgarisateurs du jeu léché, fait de décrochages de Gaêtan Laborde, et de remontée fantastique Lovro Majer portant le cuir jusqu’à la surface adverse pour apporter du surnombre.

L’absence de Jeremy Doku aurait sûrement dû se remarquer tant le talent du jeune ailier belge est générationnel. Mais c’était sans compter sur ce groupe rennais construit de A à Z pour répondre aux absences des uns et des autres.

Quant à l’OGC Nice, la tâche s’annonce rude contre une équipe en déplacement mais favorite.

Dans un 4-4-2 solide et inamovible, les joueurs niçois sont à même de poser des problèmes aux offensifs rennais. L’entrejeu, très marqué par la présence 2 milieux relayeurs collés, offrent la possibilité à Nice d’exploiter les côtés en contre via les montées du fulgurant Boudaoui d’un côté et de Youcef Atal de l’autre.  Et que dire de l’avènement du jeune Khéphren Thuram… il est la Glue UHU que les défenseurs utilisent pour trouver et toucher Gouiri, Delort ou Dolberg, quand il ne fait pas le fantôme. A seulement 21 ans, Thuram offre de nombreuses solutions à son entraîneur quand il en a besoin. Déplacé sur le côté gauche contre Marseille, il a adhéré au rôle de piston pour couper au mieux les montées des latéraux marseillais. Si la victoire n’était pas au bout, Thuram a pu se montrer sur la grande scène dans un Vélodrome plein à craquer.

La saison niçoise pourrait basculer après une victoire contre le Stade Rennais, mais la tâche s’annonce peu simple, au vu des enjeux colossaux pour les deux équipes. Stressant, c’est le mot que reflète cette confrontation.

 

A l’orée d’un samedi flamboyant pour le retour de notre Ligue 1 préférée, les enjeux s’additionnent et nous offrent un finish digne d’une course F1. Alors à vos canapés à partir de 17 heures heures pour profiter d’une soirée Ligue 1- Pizzas qui nous avait certainement manqué après la trêve internationale.


Zacharie Curiel

Adepte de virgules, de points d'exclamation et de petits ponts.


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