Hier soir, le PSG a fatalement déçu bon nombre d’observateurs et supporters après avoir arraché un nul inespéré grâce à Monsieur “cœur sur toi”. Une merveille de frappe enroulée qui permet aux hommes de Thomas Tuchel de garder leur destin en main, mais qui ne masquera pas les nombreuses inquiétudes qui pèsent sur l’avenir européen des Parisiens.

“Debout là-dedans !” / Image : Bagu Blanco/BPI/Shutter/SIPA

 

Une pâle copie face au Napoli

Confortablement installé dans sa routine territoriale, le PSG enchaîne les démonstrations offensives chaque week-end. Mais dès qu’il s’agit de montrer les crocs en Europe, le loup parisien – pourtant si terrifiant aux yeux des brebis françaises – se transforme en un petit chaton tout docile. Hier soir encore, alors que cette prestigieuse rencontre avait probablement été cochée, puis soulignée et surlignée enfin par Nasser et les dirigeants parisiens, la bande à Neymar a très mollement débuté cette partie. Les 5 premières minutes passées, elle a commencé à reculer, laissant dangereusement le ballon à un adversaire qui n’en demandait pas tant. Incapable d’exercer un pressing commun et constant, le PSG a semblé complètement désorganisé. A croire que la rencontre n’avait été que trop peu étudié, ou pire, que les joueurs aient pris le match par dessus la jambe, ne considérant pas le Napoli à sa juste valeur. Une suffisance qui semble rappeler le match face à Liverpool en septembre dernier. C’est à se demander si les Parisiens sont mentalement préparés à disputer un match de la plus prestigieuse des compétitions européennes. A l’issue de la rencontre, Thomas Meunier a d’ailleurs déclaré au micro de RMC Sport qu’ils n’avaient “pas débuter la rencontre comme il le fallait” ne respectant que trop peu les consignes annoncées par le tacticien allemand.

Seul au monde / © Maxppp – DR

A qui la faute ?

Alors, problème d’autorité de la part de Tuchel ou caprice d’enfant gâté des joueurs parisiens ? La question mérite d’être posée. Si l’on en croit les propos de l’arrière latéral belge, les joueurs semblent être les premiers coupables de cette désorganisation indigne d’un prétendant assumé à la victoire finale. Evidemment, l’entraîneur à également sa part de responsabilité, mais les joueurs présents sur le terrain sont les premiers acteurs d’une rencontre de football. Depuis le début de l’ère qatari, chaque entraîneur a été évincé à cause d’objectifs non atteints en LDC et remplacé par un nouveau coach susceptible de faire passer un cap européen au club, sans jamais y parvenir. Il serait peut-être temps de responsabiliser davantage les principaux acteurs. Ultra-protégés par Nasser qui entretient une relation presque paternelle avec ses joueurs, on a parfois le sentiment qu’ils agissent avec une nonchalance digne d’un comportement de “fils à papa”. Comme si, quoi qu’il arrive, la responsabilité d’une défaite ne sera jamais mise sur leurs épaules. Entre l’éviction des entraîneurs au moindre accroc et les sorties médiatiques dénonçant le manque d’impartialité des arbitres, on se demande si Nasser ne ferait pas mieux de changer sa cible en mettant les joueurs face à leurs responsabilités.

Quant à l’inusable argument qui veut que le niveau de la Ligue 1 desserve le PSG, il serait peut être temps d’arrêter de se chercher des excuses. Non pas qu’il ne soit pas véridique, mais il ne doit pas justifier chaque contre-coup Parisien à l’échelle continentale. D’abord, parce qu’il empêche une remise en question profonde plutôt que de blablater sur un cas qui ne pourra changer qu’avec le temps. Ensuite, puisque cette situation n’est pas propre au PSG. Quid du Bayern vainqueur de la LDC en 2013 malgré ses 25 points d’avance sur son dauphin en championnat ? Et de l’Inter triomphante en 2010 malgré ses 5 Scudetti consécutivement raflés ? Les cas sont les mêmes, seule la mentalité diffère. D’autant que les Parisiens sont désormais prévenus : dès lors que la musique “des champions” résonne, cela signifie qu’il faut élever son niveau de jeu à son paroxysme.

Touché, mais pas coulé ! © Icon Sport

 

Heureusement, le bijou inscrit par Di Maria permet aux Parisiens d’avoir leur destin en main. Un miracle qui pourrait servir d’élément déclencheur à tout un groupe qui parait parfois en manque de motivation. A l’instar de la France lors de la dernière Coupe du Monde, une phase de poule poussive peut parfois libérer une équipe jusqu’à la victoire finale. Si l’on en est encore (très) loin, c’est tout le mal que l’on souhaite à Thomas Tuchel et ses hommes.

En attendant, il est désormais temps pour les joueurs parisiens de se sortir les doigts des fesses s’ils veulent continuer à rêver plus grand.

 


Max MIOTTO

Un beau jour, Pirlo toucha la balle et le foot devint art


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Latiniasse
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Latiniasse

Une élimination en phase de poules remettrais le PSG â son veritable niveau, celui de la ligue Europa qu’il pourrait espérer gagner comme l ‘Atletico Madrid l’année dernière. ..