Enfin ! Après une nouvelle interminable trêve internationale, la Ligue 1 fait son retour dès demain. L’occasion de revenir une dernière fois sur le mercato estival qui s’est clôturé le 2 septembre dernier avant de pleinement laisser place à cette nouvelle saison. Mais puisqu’on a tendance à mettre en lumière les gros coups réalisés sur le marché des transferts, chez Démarquage on a décidé de se mouiller un peu et de vous dévoiler les joueurs pour lesquels on émets quelques petites réserves. 

 

© Getty Images

 

Renato Sanches (Lille – 22 ans – recruté pour 20 millions d’euros)

 

Recruté pour 20 millions d’euros au Bayern Munich par Le LOSC, Renato Sanches a tout de la bonne affaire… sur le papier. Mais qu’en est-il réellement des performances récentes du milieu international portugais ? Arrivé en grande pompe du côté de Munich pour 35 millions d’euros après une seule saison disputée avec Benfica, Renato Sanches n’a jamais su trouver sa place en Bavière, ni même à Swansea où il a été prêté une saison durant. Après 35 matches de Bundesliga combinés à une douzaine de rencontres avec les Swans, le Golden Boy 2016 a donc rejoint la Ligue 1, celle dite “des talents”. Une aubaine pour le champion d’Europe 2016 avec le Portugal qui semble avoir laissé le sien à Lisbonne. D’autant qu’à Lille, il aura fort à faire avec comme mission de venir palier l’absence au milieu de Thiago Mendes, transféré à Lyon cet été. Pas une mince affaire pour un joueur qui n’a disputé qu’une poignée de match ces 3 dernières années et qui découvre (encore) un nouveau championnat. Si son jeune âge – il n’a que 22 ans – est plutôt un motif d’espoir et de progression, on lui souhaite sincèrement de ne pas connaître la même trajectoire qu’Anderson, élu Golden Boy en 2008 mais qui n’a jamais pu prouver son talent au haut niveau avec Manchester United.

Kasper Dolberg (Nice – 21 ans – recruté pour 21 millions d’euros)

 

Arrivé en grande pompe du côté de Nice et présenté comme la recrue phare des nouveaux propriétaires INEOS du club, Kasper Dolberg mérite-t-il tout cet enthousiasme à son égard ? 8ème recrue la plus chère du mercato français, il aura quand même fallu débourser un peu plus que 20 millions d’euros pour s’attacher les services de l’ex-numéro 25 de l’Ajax. Recruté à l’été 2016 pour palier le départ de Milik vers le Napoli, Dolberg réalise une première bonne saison sous les couleurs du club de la capitale néerlandaise avec 23 buts inscrits et 8 passes décisives en 48 matches. On se souvient d’ailleurs de ses deux buts inscrits (un à l’aller, l’autre au retour) face à Lyon en demie d’Europa League qui avait permis à son équipe de rejoindre Manchester United en finale. Des promesses entrevues qui avaient de quoi attirer certains des plus grands clubs européens (Barcelone, City, Bayern etc.). Intelligemment, pensait-on alors, l’international danois a souhaité confirmer ses performances plutôt que de précipiter un éventuel départ. Malheureusement pour lui, la suite n’est que désillusion. D’abord en méforme puis régulièrement blessé, Dolberg ne retrouve jamais véritablement son niveau. La saison dernière, alors que l’Ajax brille littéralement en Ligue des Champions, Kasper ne figure pas – ou peu – sur les pelouses européennes. Avec à peine plus de 310 minutes de jeu et aucun but inscrit, il ne fait pas le poids face à un Dusac Tadic intenable. En championnat, il se contente des miettes laissées par l’international serbe et Klaas Jan Huntelaar. S’il inscrit malgré tout 11 buts en 25 rencontres, ils ne pèsent pas bien lourd dans la balance des 119 buts marqués par l’Ajax, rien qu’en Eredivisie.

Barré par la concurrence, Kasper s’engage donc avec l’OGC Nice sous forme de cadeau de bienvenue offert par les nouveaux propriétaires aux supporters niçois. Mais la forme récente du danois combinée au manque de concurrence sur le dossier et à la relative facilité qu’a eu l’Ajax à le vendre, on a de quoi émettre quelques réserves. D’autant qu’à Nice, il ne risque pas d’avoir autant d’occasions qu’à Amsterdam malgré les signatures prometteuses d’Ounas et Claude Maurice.

A lui d’éveiller son instinct de buteur, sous peine de voir sa place de titulaire être rapidement menacée et de passer sa saison comme un fantôme. Désolé, mais c’était trop tentant.

 

Joachim Andersen (Lyon – 23 ans – recruté pour 24 millions d’euros)

 

Il n’est jamais facile d’arriver dans un nouveau championnat lorsque l’on est encore jeune. Mais c’est d’autant plus difficile quant on débarque avec l’étiquette de recrue la plus chère de l’histoire du club. Avec 24 millions dépensés (+ 6 en bonus), l’Olympique Lyonnais a souhaité renforcer son secteur défensif où seul Denayer apporte de réelles garanties. Ce n’est pas Marcelo qui dira le contraire. Après une saison extrêmement convaincante avec la Sampdoria – l’une des belles surprises de la saison dernière en Serie A – qui lui a d’ailleurs valu l’intérêt de prestigieux clubs de la Botte, Andersen a fait le choix de rejoindre l’Olympique Lyonnais qui peine depuis des années à se construire une paire de centraux fiables. L’objectif étant donc de trouver le pendant d’un Denayer plus que satisfaisant. Mais Andersen a t-il les épaules suffisamment larges pour le devenir ? Rien n’est moins sûr. D’abord, le défenseur danois devra se montrer solide pour porter cette étiquette de “recrue la plus chère de l’OL”. Ensuite, il faudra impérativement qu’il prouve sur le terrain toutes les qualités que l’on est en mesure d’attendre d’un tel investissement. Pourtant, les qualités défensives d’Andersen ne semblent pas vraiment correspondre au style de jeu résolument offensif pratiqué par les Lyonnais. Habitué à rester bas quelque soit la phase de jeu adoptée par la Sampdoria, il devra cette fois-ci apprendre à défendre en reculant. Une situation qui risque de se répéter et face à laquelle il lui faudra combler son manque de vitesse. Une toute autre manière de défendre à laquelle il devra s’habituer rapidement sous peine de voir son statut de titulaire être rapidement remis en question.

“Grand ou pas grand, t’as pas intérêt de m’prendre pour un con” / source : olympique-et-lyonnais.com

 

Attention aussi, au retour de Yanga-Mbiwa (no joke) avec l’Euro 2020 en ligne de mire (joke). Quoique, avec Didier Deschamps il faut s’attendre à tout.

 

Alban Lafont (Nantes – 20 ans – Prêt avec OA fixée à 7 millions)

 

Lorsqu’Alban Lafont quitte la France et son club formateur du Toulouse Football Club, on l’imaginait faire son retour dans l’Hexagone par la grande porte : soit en rejoignant top club de Ligue 1, soit en gagnant sa place parmi les 23 Bleus lors des prochains rassemblements de l’Equipe de France. Seulement, un an plus tard, le constat n’est pas celui attendu. Auteur d’une saison plus que compliquée à la Fiorentina, qui n’a obtenu son maintien qu’à la dernière journée, Lafont a souhaité rejoindre son pays natal pour y retrouver une confiance perdue depuis. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’avec 40 buts encaissés en 34 matches de championnat disputés la saison dernière, le jeune portier n’a pas laissé un souvenir impérissable du côté de la Viola. Avec une moyenne d’au moins un but encaissé par match et de nombreuses boulettes et fautes de main, Lafont n’a pas su exposer son talent aux yeux des supporters italiens.

“T’inquiètes frérot, moi aussi je me barre à la fin d’la saison” / © M. Ciambelli / Sipa

 

Dès lors, l’option d’un retour en France semblait évidente. La Fiorentina n’a d’ailleurs pas eu de difficultés à laisser partir son portier pour 2 ans à Nantes, avec une OA fixée à 7 millions. Pas sûr que les performances à venir du recordman de précocité pour un gardien en Ligue 1 ne suffisent à faire oublier le départ du talentueux Tatarusanu, parti jouer les doublures à Lyon.


Max MIOTTO

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