LE LIVRE DE LA LIGUE 1

 

Chapitre 11 : A l’heure d’hiver

 

Les temps sont durs à Monaco … © REUTERS/Eric Gaillard

 

Alors que ce dernier week-end d’octobre marque le début de l’ère hivernale, c’est dans la très chaleureuse ville de Nîmes que débute cette 11ème journée de Ligue 1. Une rencontre qui opposait les Crocodiles à l’AS Saint-Etienne. Des Verts plutôt tournés vers le jaune brésilien lors de 34 premières secondes aux allures de Samba, qui débouchent sur l’ouverture du score sans même que les Nîmois n’aient pu toucher la balle. Une première mi-temps rondement menée mais que les hommes de J-L Gasset vont vite regretter puisque Nîmes décide finalement de sortir les crocs en seconde période pour arracher un nul mérité.

Ce samedi à l’heure du goûter, Ismael Traore n’était pas loin de briser la jambe du lyonnais Moussa Dembélé. Un tacle assassin qui, par miracle, n’a pas eu d’incidence sur la suite de la partie de l’international espoir français. En revanche, le carton rouge sorti des mains de l’arbitre a plombé la bonne dynamique du SCO d’Angers. Réduits à 10, les hommes de Stéphane Moulin ont fini par sombrer, la faute à un Dembélé bien inspiré. Comme quoi, le foot est bel et bien une histoire de détails.

Un multiplex marqué par le chiffre 1

Quant au traditionnel multiplex du samedi soir, il avait des allures de première. Pour Thierry Henry d’abord, qui disputait sa première rencontre au Stade Louis II, sous une pluie battante et avec 12 blessés au coup d’envoi. Un 3ème match sans victoire pour le club de la Principauté marqué par le premier but d’un Mickael Alphonse revanchard pour sa première titularisation avec Dijon cette saison.

Le duo de choc des Canaris © Maxppp – Philippe RENAULT

Dans cette lutte engagée pour le maintien, les Nantais semblent avoir repris leur marche en avant et l’effet “Coach Vahid” se fait sentir, bien aidé par le retour en grâce de son attaquant Sala auteur de 8 buts cette saison sur ses 11 frappes cadrées. Le but de Bodmer en fin de match, qui lui permet d’ouvrir son compteur cette saison, n’y changera rien, les Canaris s’imposent grâce aussi à un Boschilla des grands soirs. Autre club mal embarqué mais qui a du mal à se dépêtrer de cette situation, l’En-Avant Guingamp qui aurait aimé se rassurer à domicile face à Strasbourg. Si la rencontre a parfaitement débuté avec l’ouverture du score de Benezet, la suite fut chaotique malgré un penalty stoppé par Johnsson. Festival d’occasions ratées des Rouges et Noirs fatalement punis à la 89ème par une équipe qui a marqué près de la moitié de ces buts dans le dernier quart d’heure.

Un mois d’octobre à oublier pour les Toulousains et les Caennais. Défaits à Lille 1-0, ces derniers n’ont pas inscrit le moindre but lors de leurs 3 dernières rencontres. Pire encore pour les hommes de Casanova qui restent sur une série de 7 matchs sans victoire après leur cinglante défaite à domicile face à Montpellier, 3-0. Une rencontre marquée par le retour en grâce du duo Laborde-Delort, tous deux buteurs et auteurs de 9 buts cette saison sur les 17 inscrits par le club héraultais.

D’yeux que pour le Classico

Fort d’une nuit de sommeil plus longue d’une heure, c’est dans l’ombre du grand Classique hexagonale que les deux affiches de l’après-midi ont tenté d’exister. Pas le temps de niaiser pour des Remois en quête d’une victoire qui les fuit depuis le mois d’août dernier face à Lyon. Rémi Oudin, par deux fois, permet à Reims d’arracher un précieux succès en terre bretonne. Les Rennais devront quant à eux trouver des solutions pour sortir d’une situation actuelle délicate, en témoigne leur 14ème place au classement.

A 17 heures, Nice avait l’occasion de recoller à son adversaire bordelais en cas de victoire au Matmut Atlantique. Après une période enlevée, Cyprien vient donner la victoire à son équipe, lui qui n’avait plus marqué depuis 6 mois. Une bouffée d’oxygène pour les hommes de Pat’ Vieira qui ont parfaitement su profiter de la fatigue des Bordelais, de retour d’un périlleux voyage en Russie cette semaine.

Et ça fait mouche… ©Icon Sport

Voilà 7 ans que les Marseillais cherchent désespérément à retrouver la victoire face à leur ennemi parisien. 7 années longues de 17 matchs sans le moindre succès. En face, le PSG cherche de la concurrence fort de ses 10 succès en autant de rencontres. Surprise à l’heure de l’annonce des formations, pas de Mbappé ni de Rabiot dans le onze parisien. Deux absences qui s’avèrent être une sanction à l’encontre des deux joueurs arrivés en retard à la causerie d’avant match. Avec Verratti comme seul véritable milieu de terrain, il y’avait comme un coup à faire pour l’OM. Mais malgré 60 bonnes premières minutes, où les parisiens n’auront que trop peu existé, l’entrée de Mbappé changea complètement le match. Sur sa première accélération, il dépose Kamara et ajuste Mandanda, c’est dur pour les Marseillais mais ça fait 1-0. Rudi Garcia jette alors ses dernières forces dans la bataille avec l’entrée en jeu de Germain et Mitroglou notamment. Ce dernier croit d’ailleurs égaliser à 5 minutes du terme mais l’arbitre siffle une faute inexistante sur Marquinhos. La VAR ne pouvant être utilisée sur ce genre de situation, le but est refusé malgré la contestation des Olympiens. Le coup de grâce est finalement donné par Draxler, sur une dernière contre-attaque.

L’OM pourra nourrir de gros regrets mais c’est bien une 18ème rencontre consécutive sans victoire dans le Classico pour le club phocéen. Une troisième victoire à l’extérieur en ce dimanche où il valait mieux rester bien au chaud chez soi. Rendez-vous la semaine prochaine pour un nouveau chapitre de notre chère Ligue 1.

 

 


Max MIOTTO

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