La tension monte chez certaines équipes alors qu’elles entrent dans la dernière ligne droite de cette saison. Chaque faux pas coûte cher aussi bien dans la lutte aux places européennes que celle du maintien. Cette 29ème journée lance le sprint final des dix dernières journées avant la dénouement. Deux équipes qui jouent leur peau dans ce sprint final s’affrontent ce samedi soir, à savoir Guingamp et Dijon.

Retrouvailles attendues © A.Martin

La revanche de Kombouaré ?

Guingampais et Dijonnais ont un point commun cette année, avoir eu Antoine Kombouaré comme entraineur. En effet le tactitien débute la saison à Guingamp où le début de championnat est cauchemardesque avec une dernière place au classement. Kombouaré essaye tout mais son message ne passe plus, conséquence le désormais ex-guingampais est débarqué début novembre pour laisser place à un ancien de la maison, Jocelyn Gourvennec. Dans le même temps Olivier Dall’Oglio ne s’en sort plus à Dijon et connait le même sort que son homologue guingampais, à savoir prendre la porte. Kombouaré débarque aussitôt en Bourgogne pour une nouvelle mission maintien en vue. Mais tout ne se passe pas comme l’aurait espéré  Olivier Delcourt, président du DFCO.

Avec Kombouaré, Dijon compte une seule victoire en championnat (ndlr: 2/0 face à Monaco) sur les dix matchs disputés. Un maigre bilan qui inquiète tout autant que le niveau de jeu proposé cette année par le club bourguignon. Sliti est trop souvent le seul à porter le danger sur la cage adverse, surtout avec la longue absence de Kwon qui revient tout doucement de sa blessure au tendon d’Achille. C’est donc en toute logique que Dijon possède la 19ème attaque de Ligue 1 avec seulement 21 petits buts inscrits. Le plus embêtant pour le DFCO est que le bilan est tout aussi moyen d’un point de vue défensif. Trop d’oublis et de largesses défensives qui, une nouvelle fois, font que le club possède la 19ème défense de notre championnat avec 45 buts encaissés. Antoine Kombouaré doit rapidement trouver des solutions pour se sortir d’une situation qui semble de plus en plus inquiétante.

Au contraire, Guingamp est de plus en plus proche d’une première étape importante dans l’opération maintien, à savoir quitter cette dernière place du classement pour la première fois de la saison. Cet espoir est notamment dû à Jocelyn Gourvennec qui a réussi à insuffler un nouvel élan à ce groupe de qualité. Parce que oui, Guingamp n’a pas du tout l’effectif d’un dernier de Ligue 1 cette saison. Sur leurs quatre derniers matchs les Bretons n’ont perdu qu’une rencontre pour deux nuls et une victoire. Un bilan tout à fait correct quand on voit le rythme de Caen et Dijon, principaux concurrents de Guingamp dans cette course pour le maintien. Les rouges et noirs n’en restent pas moins la pire attaque du championnat avec 18 buts marqués ainsi que la moins bonne défense avec 51 buts encaissés. Néanmoins, les bretons n’ont jamais été aussi proche de pouvoir travailler plus sereinement en laissant Caen ou Dijon prendre le rôle de lanterne rouge.

Une rencontre à ne pas perdre

Marcus Thuram, l’espoir de tout une commune © Nicolas Créach

Qui de mieux pour parler de cette rencontre qu’Antoine Kombouaré qui connait parfaitement son adversaire du soir. L’entraineur a posé les bases de cette rencontre en conférence de presse d’avant match :”On a souvent galvaudé le mot final. Là il nous reste dix finales, ce sont des vraies finales contre des concurrents directs. On a deux points d’avance, il faut faire fructifier notre avantage et les mettre à 5 points, au pire les mettre à distance. Oui c’est un tournant. C’est un match capital. Ce n’est pas le match du maintien car il en reste 9 derrière, mais on peut marquer les esprits et avoir un avantage psychologique“.

L’ancien guingampais ne considère pas être avantagé par sa connaissance de l’adversaire comme il l’explique :”Je ne sais pas si c’est un avantage, on le saura à la fin du match. On va faire ce qu’il faut pour les empêcher de marquer et nous pour marquer. Si je les connais bien, eux aussi me connaissent bien. C’est un plus oui, mais un avantage je ne sais pas. Il faut que les joueurs jouent libérés et n’aient pas peur sur le terrain. Il ne faut pas qu’ils aient la pression. Il faut jouer les matches à fond et ne pas se cacher. Si la pression est sur moi tant mieux, si ça peut permettre à mes joueurs de faire un grand match”.

Une chose est sûre l’enjeu de ce match est très important. Dijon peut distancer Guingamp en cas de victoire et ainsi se donner une petite avance de 5 points ce qui, dans la lutte au maintien, constitue un petit matelas intéressant. En revanche, si ce sont les bretons qui s’imposent, le bas de tableau serait chamboulé. Guingamp passerait devant Dijon d’un petit point et pourrait même se retrouver 18ème en cas de défaite de Caen qui reçoit Saint-Étienne dans le même temps. Multiplex sous haute tension en vue ce soir à 20h00.


Pierrick IMBERT

"Il n'y a pas d'endroit dans le monde où l'homme est plus heureux que dans un stade de football."


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